23 Nov 2020

feedPlanet Grep

Lionel Dricot: Pour un logiciel de correspondance plutôt qu’un client mail

Plaidoyer en faveur d'un logiciel de relations épistolaires électroniques, échanges sacrifiés au culte de l'instantanéité.

J'aime l'email. Je ne me lasse pas de m'émerveiller sur la beauté de ce système qui nous permet d'échanger par écrit, de manière décentralisée. D'entretenir des relations épistolaires dématérialisées à l'abri des regards (si l'on choisit bien son fournisseur). Je l'ai déjà dit et le redis.

https://ploum.net/email-mon-amour/.

Pourtant, l'indispensable email est régulièrement regardé de haut. Personne n'aime l'email. Il est technique, laborieux. Il est encombré de messages. Alors toute nouvelle plateforme nous attire, nous donne l'impression de pouvoir communiquer plus simplement qu'avec l'email.

Beaucoup trop d'utilisateurs sont noyés dans leurs emails. Ils postposent une réponse avant que celle-ci ne soit noyée dans un flux incessant de sollicitation. Entrainant, effet pervers, une insistance de l'expéditeur.

Désabusé, la tentation est grande de se tourner vers cette nouvelle plateforme aguichante. Tout semble plus simple. Il y'a moins de messages, ils sont plus clairs. La raison est toute simple : la plateforme est nouvelle, les échanges entre les utilisateurs sont peu nombreux. Dès le moment où cette plateforme sera devenue particulièrement populaire, votre boîte à messages se retrouvera noyée tout comme votre boîte à email. Tout au plus certaines plateformes s'évertuent à transformer vos boîtes en flux, de manière à vous retirer de la culpabilité, mais entrainant une perte d'informations encore plus importante.

https://ploum.net/comment-jai-fui-le-flux-pour-retrouver-ma-boite/

C'est pour cela que l'email est magnifique. Après des décennies, il est toujours aussi utile, aussi indispensable. Nous pouvons imaginer un futur sans Google, un futur sans Facebook. Mais un futur sans email ?

L'email pourrait être merveilleux. Mais aucun client mail ne donne envie d'écrire des mails.

Je rêve d'un client mail qui serait un véritable logiciel d'écriture. Pas d'options et de fioriture. Pas de code HTML. Écrire un email comme on écrit une lettre. En mettant l'adresse du destinataire en dernier, comme on le fait pour une enveloppe.

Un logiciel d'écriture d'email qui nous aiderait à retrouver un contact avec sa correspondance plutôt qu'à permettre l'accomplissement d'une tâche mécanique. Un logiciel qui nous encouragerait à nous désabonner de tout ce qui n'est pas sollicité, qui marquerait des mails les correspondances en attente d'une réponse. Qui nous encouragerait à archiver un mail où à le marquer comme nécessitant une action plutôt qu'à le laisser moisir dans notre boîte aux lettres.

Bref, je rêve d'un client mail qui me redonne le plaisir d'interagir avec des personnes, pas avec des fils de discussions ou des onomatopées.

D'un autre côté, j'abhorre ces tentatives de classement automatique qui fleurissent, par exemple sur Gmail. Outre qu'elles augmentent le pouvoir de ces algorithmes, elles ne font que cacher le problème sans tenter d'y remédier. Si les mails doivent être triés comme « promotions » ou « notifications », c'est la plupart du temps que je n'avais pas besoin de les voir en premier lieu. Que ces emails n'auraient jamais dû être envoyés.

Enfin, un véritable logiciel de correspondance devrait abandonner cette notion de notification et de temps réel. Une fois par jour, comme le passage du facteur, les courriels seraient relevés, m'indiquant clairement mes interactions pour la journée.

De même, mes mails rédigés ne seraient pas envoyés avant une heure fixe du soir, me permettant de les modifier, de les corriger. Mieux, je devrais être forcé de passer en revue ce que 'envoie, comme si je me rendais au bureau de poste.

En poussant le bouchon un peu plus loin, les mails envoyés pourraient prendre une durée aléatoire pour être remis. Un lecteur de mon blog a même imaginé que cette durée soit proportionnelle à la distance, comme si le courriel était remis à pied, à cheval ou en bateau.

Car l'immédiateté nous condamne à la solitude. Si un mail est envoyé, une réponse reçue instantanément, l'ubiquité du smartphone nous oblige presque à répondre immédiatement. Cela même au milieu d'un magasin ou d'une activité, sous peine d'oublier et de penser paraitre grossier.

La réponse à la réponse sera elle aussi immédiate et la conversation s'achèvera, les protagonistes comprenant que ce ping-pong en temps réel ne peut pas durer plus de quelques mots.

Paradoxalement, en créant l'email, nous avons détruit une fonctionnalité majeure des relations épistolaires : la possibilité pour chacune des parties de répondre quand l'envie lui prend et quand elle est disponible.

Jusqu'au 20e siècle, personne ne s'étonnait de ne pas recevoir de réponse à sa lettre pendant plusieurs jours voire pendant des semaines. Écrire une lettre de relance était donc un investissement en soi : il fallait se souvenir, garder l'envie et prendre le temps de le faire.

Cette temporisation a permis une explosion de la créativité et de la connaissance. De grands pans de l'histoire nous sont accessibles grâce aux relations épistolaires de l'époque. De nombreuses idées ont germé lors d'échanges de lettres. Pouvez-vous imaginer le 21e siècle vu par les yeux des historiens du futur à travers nos emails ?

Une lettre était lue, relue. Elle plantait une graine chez le destinataire qui méditait avant de prendre sa plume, parfois après plusieurs brouillons, pour rédiger une réponse.

Une réponse qui n'était pas paragraphe par paragraphe, mais bien une lettre à part entière. Une réponse rédigée en partant du principe que le lecteur ne se souvenait plus nécessairement des détails de la lettre initiale. Aujourd'hui, l'email nous sert à essentiellement à « organiser un call » pour discuter d'un sujet sur lequel personne n'a pris le temps de réfléchir.

Des parties d'échecs historiques se sont déroulées sur plusieurs années par lettres interposées. Pourrait-on imaginer la même chose avec l'email ? Difficilement. Les échecs se jouent désormais majoritairement en ligne en temps réel.

Pourtant, le protocole le permet. Il s'agit simplement d'un choix des concepteurs de logiciel d'avoir voulu mettre l'accent sur la rapidité, l'immédiateté, l'efficacité et la quantité.

Il ne faudrait pas grand-chose pour remettre au centre des échanges écrits la qualité dont nous avons cruellement besoin.

Nous utilisons le mail pour nous déresponsabiliser. Il y'a une action à faire, mais en répondant à l'email, je passe la patate chaude à quelqu'un d'autre. Répondre le plus rapidement, si possible avec une question, pour déférer le moment où quelqu'un devra prendre une décision. Tout cela au milieu d'un invraisemblable bruit publicitaire robotisé. Nous n'échangeons plus avec des humains, nous sommes noyés par le bruit des robots tout en tentant d'échanger avec des agents administratifs anonymes. Nous n'avons plus le temps de lire ni d'écrire, mais nous croyons avoir la pertinence de prendre des décisions rapides. Nous confondons, avec des conséquences dramatiques, efficience et rapidité.

Pour l'interaction humaine, nous nous sommes alors rabattus sur les chats. Leur format nous faisait penser à une conversation, leur conception nous empêche de gérer autrement qu'en répondant immédiatement.

Ce faisant, nous avons implicitement réduit l'interaction humaine à un échange court, bref, immédiat. Une brièveté et une rapidité émotive qui nous pousse à agrémenter chaque information d'un succédané d'émotion : l'émoji.

Nous en oublions la possibilité d'avoir des échanges lents, profonds, réfléchis.

Parfois, je rêve d'abandonner les clients mails et les messageries pour un véritable client de correspondances. De sortir de l'immédiateté du chat et de la froideur administrative du mail pour retrouver le plaisir des relations épistolaires.

Photo by Liam Truong on Unsplash

Je suis @ploum, ingénieur écrivain. Abonnez-vous pour recevoir mes billets par mail ou RSS, partagez mes écrits autour de vous autour de vous et soutenez-moi en achetant mes livres. Commandez Printeurs, mon dernier roman de science-fiction..

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23 Nov 2020 11:11am GMT

Mattias Geniar: wabt-sys compile: error: CMAKE_PROJECT_VERSION was not declared in this scope on Ubuntu 18.04 LTS

When trying to compile WebAssembly (wabt-rs) for a dependent package, it failed on Ubuntu 18.04 LTS due to this error message.

23 Nov 2020 12:00am GMT

Mattias Geniar: cargo: no such subcommand: +nightly

I was trying to run the following command: $ cargo +nightly install [package] error: no such subcommand: `+nightly` But … that didn't work.

23 Nov 2020 12:00am GMT

Mattias Geniar: OpenSSL pkg-config not found

I found this error message when compiling some software from source: It looks like you're compiling on Linux and also targeting Linux.

23 Nov 2020 12:00am GMT

Mattias Geniar: Could not find directory of OpenSSL installation

Ran into this error when compiling some software from source: Could not find directory of OpenSSL installation, and this `-sys` crate cannot proceed without this knowledge.

23 Nov 2020 12:00am GMT

20 Nov 2020

feedPlanet Grep

Xavier Mertens: [SANS ISC] Malicious Python Code and LittleSnitch Detection

I published the following diary on isc.sans.edu: "Malicious Python Code and LittleSnitch Detection":

We all run plenty of security tools on our endpoints. Their goal is to protect us by preventing infection (or trying to prevent it). But all those security tools are present on our devices like normal applications and are, therefore, easy to detect. Techniques to detect the presence of such security tools are multiple… [Read more]

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20 Nov 2020 12:39pm GMT

19 Nov 2020

feedPlanet Grep

Lionel Dricot: Technologies et dépendances

Quelques liens et conseils de lecture pour réfléchir sur nos dépendances à la technologie et à la superficialité.

Couché sur le dos, j'allume des séries. Je zappe. Quand mon attention déraille, je lance des sites d'actualités que je déroule à l'infini. Les actualités évitent de penser. Contrairement à une fiction, il n'y a rien à comprendre, rien à chercher. Il suffit de se laisser happer par l'émotion brute pendant quelques secondes. Puis de continuer à faire défiler le site. Je reprends ensuite une série.

Printeurs, chapitre 9

L'addiction au smartphone, un poncif sur lequel tout semble avoir été dit. Depuis le mode d'emploi simple et efficace pour se libérer écrit par Korben aux analyses poussées de Cal Newport, est-il utile de revenir sur le sujet ?

Oui, car ce n'est pas uniquement le smartphone le problème. Nos addictions sont toutes différentes. Depuis l'addiction physique au fait d'être devant un écran (traitée notamment par Michel Desmurget dans l'excellent « TV Lobotomie »), l'addiction aux contacts sociaux, l'addiction aux actualités, l'addiction aux jeux …

Écrit en 2009, bien avant la vague des réseaux sociaux, le court texte Technology is Heroin offre une formidable analogie pour prendre du recul et comprendre notre dépendance à la technologie. Le point clé est l'inverse de ce que dit le titre : « Heroin is Technology ». En effet, l'héroïne était au départ une solution technologique innovante en vente libre pour se sentir bien. Pourquoi s'en passer ? Ce n'est qu'au fil du temps que certains effets pernicieux ont commencé à se faire sentir.

http://tiny-giant-books.com/Entry1.html?EntryId=recgcpfuOFUesUpRy

Comme l'héroïne, les nouvelles technologies ne font que manipuler un équilibre chimique cérébral issu de millénaires d'évolution pour nous procurer du plaisir facilement. Mais tout plaisir trop facile entraine un comportement morbide : évitement des difficultés, perte d'énergie, refuge dans les paradis artificiels. Ce que Cal Newport appelle « escapism ».

Les fabricants de technologies, tout comme les dealers, ont très vite compris l'intérêt de créer des consommateurs addicts. Cet effet a été renforcé par l'apparition de monopoles technologiques, apparition rendue possible par la politique reaganienne qui a détricoté les lois antitrust pour les rendre le moins efficaces possible.

https://getpocket.com/explore/item/has-dopamine-got-us-hooked-on-tech

Les militants de longue date qui dénoncent l'abus des monopoles technologiques ne manquent pas (et, à ma petite échelle, j'en fais partie). Paradoxalement, ils sont très peu médiatiques. Au contraire d'anciens employés de ces mêmes monopoles qui ont fait fortune grâce à cette addiction et qui, soudain, se lancent dans une seconde carrière de militant. C'est dangereux, car s'ils apportent une vision de l'intérieur, ils ne sont pas neutres, ils découvrent seulement cet aspect de leur ancien métier et ils sont très loin d'être objectifs. Comme le dit Aral Balkan :
- À tous ceux qui me demandent ce que je pense du film Netflix « The social dilemma », je réponds : que pensez-vous du texte « The prodigal Techbro » ?

Un texte qui, paraphrasant la parabole biblique du fils prodigue, nous montre que nous célébrons souvent quelqu'un qui tente de se repentir en oubliant complètement ceux qui, depuis le début, ont fait attention à ne pas commettre d'actions néfastes.

https://conversationalist.org/2020/03/05/the-prodigal-techbro/

D'ailleurs, la solution la plus souvent préconisée par les « techbros repentis » (essentiellement ce que j'appelle des bliches, des hommes blancs et riches), c'est… « plus de tech ». Le problème ne serait que du design. Il n'y aurait rien de sociologique, politique là derrière. Tu parles Charles…

C'est exactement le danger dénoncé par « The prodigal techbro ». Une personne qui a fait sa fortune dans la tech, qui a l'intuition d'un problème, mais qui ne peut pas imaginer le résoudre autrement qu'en développant une solution technologique.

https://www.fastcompany.com/3051765/how-our-tech-addiction-and-constant-distraction-is-a-solvable-design-problem

Car si on creuse un peu, on se rend compte que la pollution mentale tant dénoncée n'est pas qu'un artefact technologique, un simple problème qu'une « bonne tech » pourrait résoudre. Elle est réellement volontaire et encouragée par les monopoles tech, même dans ses aspects les plus sombres et clairement illégaux. En bref, le problème n'est pas technologique, il est humain à la base.

https://getpocket.com/explore/item/how-facebook-helps-shady-advertisers-pollute-the-internet

Ce concept du prophète techbro repenti et blanchi est souvent aggravé par le syndrome du polymathe. Un polymathe, c'est quelqu'un qui excelle dans plusieurs domaines forts différents. L'exemple que j'aime donner est Bruce Dickinson, chanteur d'Iron Maiden et l'une des plus belles voix de l'histoire du métal, pilote d'avion gros porteur (licence commerciale) et escrimeur olympien. Il est également auteur de romans. Les véritables polymathes de ce genre sont incroyablement rares. Pour la plupart, ce sont des gens avec une spécialité bien précise et des centres d'intérêt vers d'autres domaines. Le problème c'est qu'il est difficile pour un non-expert de faire la différence entre un véritable expert et un amateur qui a lu deux livres sur le sujet. On aura une tendance naturelle à accorder beaucoup de valeur à l'opinion d'une personne spécialiste, même si elle s'exprime sur un domaine qui n'est pas le sien. La pandémie l'a démontré amplement : une certitude en blouse blanche devant une caméra est bien plus médiatique que mille études statistiques démontrant que l'on ne sait pas grand-chose et que la prudence est de mise.

https://applieddivinitystudies.com/2020/09/28/polymath/

Un autre aspect du problème c'est que les personnes qui parlent de ce sujet, à savoir les journalistes web, sont dépendantes des effets néfastes du même web pour vivre. Ils doivent créer des addictions à leur propre site pour vivre ! On a donc une relation symbiotique entre des pseudo-experts qui « ont vu la lumière » après avoir fait fortune en accaparant le cerveau des gens et des journalistes sans le sou qui parlent d'eux pour gagner de quoi (sur)vivre en accaparant les mêmes cerveaux. (le fait que l'article suivant soit sur Medium illustre l'ampleur du problème)

https://medium.com/message/the-hypocrisy-of-the-internet-journalist-587d33f6279e

Le pire ? Tout cela pourrit nos vies et notre cerveau, mais cela ne fait pas spécialement vendre mieux. C'est une sorte de course à l'armement. Faire plus de pubs ne fait pas vendre plus, mais ne pas faire de pub fait perdre des ventes. Lorsque cette bulle va un jour se dégonfler, cela ne risque de ne pas être joli joli.

https://www.wired.com/story/ad-tech-could-be-the-next-internet-bubble/

La publicité pourrit toute notre société. Notre étrange rapport aux stars qui ne sont plus adulées pour des accomplissements, mais parce qu'elles sont… des stars n'en est qu'un exemple parmi tant d'autres. Au Royaume-Uni, 54% des adolescents de 16 ans ont pour plan de vie de « devenir une célébrité ».

https://www.theguardian.com/commentisfree/2016/dec/20/celebrity-corporate-machine-fame-big-business-donald-trump-kim-kardashian

Et ne croyez pas que les populations éduquées soient préservées. La recherche de prestige est même devenue l'ambition majeure des jeunes diplômés qui se ruent dans les entreprises qui sont « prestigieuses ». Si le prestige comme conséquence de l'excellence est peut-être une bonne chose, la recherche du prestige avant l'excellence entraine une course vers la médiocrité où l'apparence est le seul atout.

Le problème, c'est que nous n'avons plus de mesure de l'excellence. Pour faire la différence entre un expert qui a étudié, avec compétence, un domaine pendant 20 ans et un internaute qui a lu des opinions sur des forums, il faut généralement avoir une certaine expertise soi-même. L'excellence est donc une perte de temps et la sélection naturelle nous pousse vers une culture d'apparence, de mensonge et de déconnexion de la réalité qui n'est pas sans rappeler les mouvances religieuses.

https://wesdesilvestro.com/the-prestige-trap

L'exemple est frappant dans mon pays où le parti écologiste a réussi faire voter une loi pour « sortir du nucléaire », entrainant un désinvestissement complet des infrastructures nucléaires alors que le nucléaire est aujourd'hui l'énergie la plus écologique. L'apparence et la médiatisation ont pris le pas sur la compétence et la réalité, avec des résultats dramatiques.

Au final, on en est réduit à s'acheter tout. Même les amis histoire de montrer qu'on est populaire, qu'on a du prestige. Même si c'est un mensonge et que tout le monde le sait.

https://namok.be/blog/?post/2014/04/25/comment-acheter-des-amis

Enfermés dans nos petits plaisirs faciles et addictifs, nous n'avons plus l'énergie ni le temps de cerveau pour la difficulté, étape essentielle à l'excellence. Nous en sommes réduits à simuler, à nous mentir à nous même et à faire du marketing pour tout et n'importe quoi.

D'ailleurs, à propos de faire du marketing : l'addiction à la technologie et la publicité sont des thèmes centraux de Printeurs, mon premier roman de science-fiction à paraître le 24 novembre. Si vous commandez votre exemplaire avant cette date, vous pourrez rejoindre le club très select des lecteurs privilégiés qui recevront chaque chapitre du tome 2 au fur et à mesure de son écriture ! Une opportunité unique et prestigieuse de briller dans les cocktails mondains.

https://www.plaisirvaleurdhistoire.com/shop/29-utopies-p2p

Si la crise du coronavirus a malheureusement impacté votre portefeuille, mais que le cœur y est, j'ai encore des exemplaires suspendus à distribuer (et vous pourrez également bénéficier du tome 2 en exclusivité). Envoyez-moi un mail !

https://ploum.net/le-roman-suspendu/

Je regarde défiler les milliers de messages de ces télépass persuadés de détenir des vérités secrètes pour la simple raison qu'elles leur font du bien et qu'ils se les racontent en groupe. Ils se sentent soudainement importants, ils se sentent exister, ils se créent une identité dans une société qui ne veut même plus d'eux comme simple rouage. Comme eux, je me sens seul, inutile, dans le noir. Comme eux, je ressens le désir, la bouffée d'espoir que représente une information qui me rendrait supérieur, important. Ou, pour le moins, pas complètement, désespérément inutile.

Printeurs, chapitre 9

Photo by engin akyurt on Unsplash

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19 Nov 2020 11:36am GMT

Xavier Mertens: [SANS ISC] PowerShell Dropper Delivering Formbook

I published the following diary on isc.sans.edu: "PowerShell Dropper Delivering Formbook":

Here is an interesting PowerShell dropper that is nicely obfuscated and has anti-VM detection. I spotted this file yesterday, called 'ad.jpg' (SHA256:b243e807ed22359a3940ab16539ba59910714f051034a8a155cc2aff28a85088). Of course, it's not a picture but a huge text file with Base64-encoded data. The VT score is therefore interesting: 0/61. Once decoded, we discover the obfuscated PowerShell code. Let's review the techniques implemented by the attacker… [Read more]

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19 Nov 2020 11:31am GMT

18 Nov 2020

feedPlanet Grep

Xavier Mertens: [SANS ISC] When Security Controls Lead to Security Issues

I published the following diary on isc.sans.edu: "When Security Controls Lead to Security Issues":

The job of security professionals is to protect customers' assets and, even more, today, customers' data. The security landscape is full of solutions that help to improve security by detecting (and blocking) threats knocking on the organizations' doors. Sometimes, such solutions have side effects that go to the opposite direction and make customers more vulnerable to attacks… [Read more]

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18 Nov 2020 12:59pm GMT

17 Nov 2020

feedPlanet Grep

Dries Buytaert: Acquia switches from Marketo to Campaign Studio (aka Mautic)

The image reads: 'Breaking news:

When Acquia acquired Mautic Inc (now named Acquia Campaign Studio), we believed that the world needed to move beyond closed, legacy marketing solutions like Marketo.

At the time of the acquisition, Acquia was a Marketo user. As of November 2020, Acquia moved completely off Marketo to Campaign Studio.

While this move probably won't come as a surprise, it still is an important milestone for us. Marketo was a critical part of Acquia's marketing operations.

The freedom to innovate

Our marketing team needed flexibility to experiment with new technologies. Marketo limited them to using integrations within its own ecosystem. With an Open Source solution like Acquia Campaign Studio, we took charge of our own destiny. We can now build all the integrations and customer experiences we want.

Thinking beyond email

Today, almost every interaction with a customer is multi-faceted. Customers may be using mobile, voice, chat or any number of other channels. Marketo still only includes email in its communications offering. With Campaign Studio, Acquia can reach customers and prospects through multichannel communications, including email, direct social messages, SMS, web notifications and more.

Enterprise features without complexity

Many enterprise software tools (Marketo included) lock customers into their proprietary ecosystems. Getting data out of these platforms is much harder than getting it in. This is one of the reasons why it took some time to migrate off Marketo. It feels great to take control back over our own data.

Embracing open marketing

Overall, an open approach to marketing will provide Acquia with many advantages. We're no longer locked into a vendor's roadmap and limited partner ecosystem. Instead, we can move quickly to create the exact solution we need to make our customers' experiences better and more personal.

Many technology solutions shape what you can do for the customer experience. Starting today, we're letting the customer experience shape the solution.

17 Nov 2020 1:19pm GMT

16 Nov 2020

feedPlanet Grep

Koen Vervloesem (NL): Simuleer elektronische schakelingen met Qucs

Begrip in elektronica krijg je pas door veel elektronische schakelingen uit te proberen en het gedrag te observeren. Dat kan met fysieke elektronische componenten, maar ook met simulaties.

In academische middens en de industrie wordt er veel gebruikgemaakt van de simulatiesoftware Multisim van National Instruments (NI). Dat is propriëtaire software, je hebt er een licentie voor nodig en ze draait alleen op Windows. Gelukkig bestaat er ook opensourcesoftware om elektronische schakelingen te simuleren onder Linux. Een van die programma's is Qucs (Quite Universal Circuit Simulator).

Het duurde even voor ik doorhad hoe Qucs werkte, want het programma heeft niet de meest gebruiksvriendelijke interface en de documentatie is nogal fragmentarisch, op specialisten gericht en vaak verouderd. Maar zodra je de basis onder de knie hebt, werkt het programma vrij consistent.

In een artikel dat ik voor Linux Magazine schreef, simuleer ik enkele elektronische schakelingen met Qucs:

  • een spanningsdeler, als voorbeeld van een DC-simulatie;

  • een bruggelijkrichter, als voorbeeld van een transiënte simulatie;

  • een RC-filter, als voorbeeld van een Bodediagram om de frequentieafhankelijkheid van schakelingen te bestuderen.

Die laatste ziet er dan zo uit:

/images/qucs-filter.png

Ik ben geen professioneel elektronicus, maar al met al vind ik Qucs heel geschikt om de occasionele elektronische schakeling die ik maak te simuleren, en ik ga het programma zeker nog gebruiken. En dan heb ik nog maar een fractie van de mogelijkheden uitgeprobeerd. Zo ondersteunt Qucs ook heel wat wiskundige functies en laat het je zelfs toe om scripts met GNU Octave uit te voeren.

16 Nov 2020 7:02pm GMT

15 Nov 2020

feedPlanet Grep

Bert de Bruijn: Programming Micro:bit remotely

The Micro:bit track of our local Coderdojo went virtual during a COVID-19 peak. This created a challenge: not all kids have Micro:bits at home, and the makecode Micro:bit simulator doesn't simulate all extensions and functions. We provided an e-mail gateway to remotely program Micro:bits, with a live webcam view of the running programs. Our solution runs on a Linux machine, which could be a regular PC or even a Raspberry Pi. Please make sure your Linux box can power the Micro:bits and the extensions you connect, or otherwise use a powered USB hub to connect them.


Create a mailbox

We created a dedicated mailbox that is accessible via IMAP or POP3. In our case, we used a local mailserver, but an account at an external e-mail provider could be used as well.

Install fetchmail and procmail

Fetchmail can poll an IMAP or POP3 mailbox and save the fetched mails locally. Local delivery is done via procmail. Our fetchmail config is

#### .fetchmailrc


set daemon 60

set logfile fetchmail.log


poll mailserver-FQDN proto POP3

user "mail-username" pass "mail-password" is "pi" postconnect "/home/pi/microbit/munpack-microbit.sh"

ssl

fetchall

no keep

no rewrite

mda "/usr/bin/procmail -f %F -d %T";


Our local user is "pi", and we poll our mailbox every 60 seconds. The postconnect script will unpack the attachments and write them to the Micro:bit (see below). We need the mail messages containing the Micro:bit programs as separate files, so we configure procmail to save them in Maildir format. Our .procmailrc

#.procmailrc.

#

SHELL=/bin/bash

LINEBUF=4096

PATH=/bin:/usr/bin:/usr/local/bin:/opt/local/bin

VERBOSE=off

MAILDIR=/home/pi/maildir

DEFAULT=$MAILDIR/inbox/ # See the slash!

LOGFILE=$HOME/procmaillog

FORMAIL=/usr/bin/formail

SENDMAIL=/usr/sbin/sendmail


## save everything in Maildir format in ~/maildir

#

:0

$MAILDIR/

This means the fetched mails will be saved as individual files in ~pi/maildir/new/

Install mpack

The mpack package provides the munpack command, which saves attachments from mail files. We integrate unpack into a shell script that copies the attached .hex files to the Micro:bit USB mass storage device: munpack-microbit.sh

#!/bin/bash


ls ~pi/maildir/new/???* 2> /dev/null > /dev/null || exit 0


for mailfile in ~pi/maildir/new/*; do

munpack -C ~pi/microbit/ $mailfile ;

mv $mailfile ~pi/maildir/cur/ ;

done


disklist=""

for disk in $(echo "sda sdb sdc sdd sde sdf sdg sdh sdi sdj sdk sdl sdm sdn sdo"); do

[[ -L /sys/block/$disk ]] && [[ "$(cat /sys/block/$disk/size)" -le "131200" ]] && disklist="$disklist $disk"

done


for disk in $(echo $disklist); do

if [[ -L /sys/block/$disk ]]; then

#[[ "x$(cat /sys/block/$disk/size)" -eq "x16512" ]] || continue #flash size old Micro:bit firmware

#[[ "x$(cat /sys/block/$disk/size)" -eq "x131200" ]] || continue #flash size new Micro:bit firmware

[[ "$(cat /sys/block/$disk/size)" -le "131200" ]] || continue # only continue on small disks

[[ -d /tmp/$disk ]] || mkdir /tmp/$disk

[[ -e /tmp/$disk/MICROBIT.HTM ]] || sudo mount -t vfat /dev/$disk /tmp/$disk

fi

done

ls ~pi/microbit/*.hex 2> /dev/null > /dev/null || exit 0


for hexfile in ~pi/microbit/*.hex ; do

#echo $hexfile | grep -iq scroll && disklist="sdh sdi sdj" # use fixed disklist for scroll:bit

#echo $hexfile | grep -iq halo && disklist="sdg" # use fixed disklist for Kitronik ZIP Halo

[[ -d ~pi/microbit/used ]] || mkdir ~pi/microbit/used

for disk in $(echo $disklist); do

[[ -e /tmp/$disk/MICROBIT.HTM ]] && sudo cp $hexfile /tmp/$disk/

sudo sync

done

mv $hexfile ~pi/microbit/used/

done

exit 0


Note that some actions like mount require root privileges, so the user running this (pi, in our case) needs passwordless sudo privileges.

Run it

Now start fetchmail: fetchmail -f ~pi/.fetchmailrc . You can monitor the fetchmail log file (see fetchmailrc) using tail -f. Fetchmail will run as a daemon until you stop it using fetchmail -q.


15 Nov 2020 6:08pm GMT

Koen Vervloesem (NL): GANisme: algoritmische kunst met een hoek af

In 2018 werd het schilderij Edmond de Belamy verkocht bij veilinghuis Christie's in New York. De koper betaalde maar liefst 432.500 dollar, veel meer dan de 7.000 tot 10.000 dollar die men voor de veiling verwachtte. Was het omdat het Parijse kunstenaarscollectief Obvious zo goed was? Nee, het was omdat de werkelijke kunstenaar een computer was, zoals te zien aan de handtekening rechts onderaan het schilderij.

Edmond de Belamy (bron: Obvious)

Edmond de Belamy was het resultaat van een generative adversarial network (GAN) en de handtekening maakte onderdeel uit van het algoritme. Het werd getraind op een verzameling van 15.000 portretten van de 14de tot de 19de eeuw uit de online kunstencyclopedie WikiArt. Daarna kon je met het systeem naar believen kunstwerken creëren in dezelfde stijl. Een van die resultaten was een wat vaag portret van een man in iets wat een kostuum lijkt, met een misvormd gezicht. Edmond de Belamy was het eerste door AI (artificial intelligence) gecreëerde kunstwerk dat bij Christie's werd geveild. Obvious maakte nog andere portretten op dezelfde manier, in de collectie La Famille de Belamy.

In een artikel dat ik voor PC-Active schreef in mijn rubriek Denkwerk ga ik dieper in op computerprogramma's die schilderijen maken in deze kenmerkende stijl die GANisme genoemd wordt. Ik kijk ook naar enkele kunstenaars die neurale netwerken trainden op hun eigen kunstwerken om zo nog betere kunst te maken. Het levert fascinerende resultaten op!

15 Nov 2020 3:50pm GMT

Staf Wagemakers: 32 bits (still) matters!

updated @ Mon Nov 16 08:16:30 PM CET 2020: Corrected the version when OPNsense dropped 32 bits support.

FreeBSD on alix

I used OPNsense on my pcengines Alix 2d13 firewall.

The Alix 2d13 is a nice motherboard with a Geode CPU 32 bits x86 CPU.

I migrated to OPNsense after pfSense dropped support for 32 bits. Unfortunately, OPNsense also dropped support for 32 bits CPUs in the 19.1.7 release 20.7 release. I decided to install FreeBSD on my Alix to use it as my firewall.

To make it possible to reinstall my Alix firewall, I installed FreeBSD on my Raspberry Pi 2 to use it as my firewall during the installation of FreeBSD on my Alix.

You'll find my journey to install FreeBSD my an Alix firewall below.

Install FreeBSD on the Alix 2d13

All the step below are executed on a FreeBSD system.

Partition

I plug the cf card of the Alix into a card reader of my FreeBSD laptop. The easiest way to find the device name of the disk on FreeBSD is to use the geom utility. Use geom disk list to find the cf card.

root@snuffel:~ # geom disk list

<snip>

Geom name: da0
Providers:
1. Name: da0
   Mediasize: 4017807360 (3.7G)
   Sectorsize: 512
   Mode: r0w0e0
   descr: Generic Compact Flash
   ident: 00000000000006
   rotationrate: unknown
   fwsectors: 63
   fwheads: 255

Geom name: da1
Providers:
1. Name: da1
   Mediasize: 0 (0B)
   Sectorsize: 512
   Mode: r0w0e0
   descr: Generic SD/MMC
   ident: 00000000000006
   rotationrate: unknown
   fwsectors: 0
   fwheads: 0

Geom name: da2
Providers:
1. Name: da2
   Mediasize: 0 (0B)
   Sectorsize: 512
   Mode: r0w0e0
   descr: Generic microSD
   ident: 00000000000006
   rotationrate: unknown
   fwsectors: 0
   fwheads: 0

Geom name: da3
Providers:
1. Name: da3
   Mediasize: 0 (0B)
   Sectorsize: 512
   Mode: r0w0e0
   descr: Generic MS/MS-PRO
   ident: 00000000000006
   rotationrate: unknown
   fwsectors: 0
   fwheads: 0

Geom name: da4
Providers:
1. Name: da4
   Mediasize: 0 (0B)
   Sectorsize: 512
   Mode: r0w0e0
   descr: Generic SM/xD-Picture
   ident: 00000000000006
   rotationrate: unknown
   fwsectors: 0
   fwheads: 0

root@snuffel:~ # 

I wanted to clear the partition on the cf card.

User dd to clear the partition table.

root@snuffel:~ # dd if=/dev/zero of=/dev/da0 bs=1k count=1
1+0 records in
1+0 records out
1024 bytes transferred in 0.035529 secs (28821 bytes/sec)
root@snuffel:~ #

As this is a dedicated FreeBSD system, I choose not to create a partition table. But created a BSD slice with bsdlabel on the disk directly as described in the FreeBSD handbook.

root@snuffel:~ # bsdlabel -B -w /dev/da0
root@snuffel:~ # gpart show
=>       40  224674048  ada0  GPT  (107G)
         40       1024     1  freebsd-boot  (512K)
       1064        984        - free -  (492K)
       2048    4194304     2  freebsd-swap  (2.0G)
    4196352  220477440     3  freebsd-zfs  (105G)
  224673792        296        - free -  (148K)

=>      0  7847280  da0  BSD  (3.7G)
        0       16       - free -  (8.0K)
       16  7847264    1  !0  (3.7G)

root@snuffel:~ # 

Create the UFS filesystem, I also use the -i 1 option to create a filesystem with more inodes, because I ran out of inodes on OPNsense.

root@snuffel:~ # newfs -i 1 /dev/da0a 
density increased from 1 to 4096
/dev/da0a: 3831.7MB (7847264 sectors) block size 32768, fragment size 4096
        using 8 cylinder groups of 479.00MB, 15328 blks, 122624 inodes.
super-block backups (for fsck_ffs -b #) at:
 192, 981184, 1962176, 2943168, 3924160, 4905152, 5886144, 6867136
root@snuffel:~ # 

Mount the slice to /mnt.

root@snuffel:~ # mount /dev/da0a /mnt
root@snuffel:~ # df -h
Filesystem                       Size    Used   Avail Capacity  Mounted on
zroot/ROOT/default                87G     21G     66G    24%    /
devfs                            1.0K    1.0K      0B   100%    /dev
procfs                           4.0K    4.0K      0B   100%    /proc
zroot/usr/home                    70G    4.1G     66G     6%    /usr/home
zroot/tmp                         66G    1.5M     66G     0%    /tmp
zroot                             66G     88K     66G     0%    /zroot
zroot/var/log                     66G    2.3M     66G     0%    /var/log
zroot/usr/src                     67G    733M     66G     1%    /usr/src
zroot/var/crash                   66G     88K     66G     0%    /var/crash
zroot/var/audit                   66G     88K     66G     0%    /var/audit
zroot/var/mail                    66G    112K     66G     0%    /var/mail
zroot/usr/ports                   67G    740M     66G     1%    /usr/ports
zroot/var/tmp                     66G     88K     66G     0%    /var/tmp
zroot/usr/home/backup             66G     88K     66G     0%    /usr/home/backup
zroot/usr/home/backup/snuffel     67G    1.1G     66G     2%    /usr/home/backup/snuffel
/dev/da0a                        3.5G    8.0K    3.2G     0%    /mnt
root@snuffel:~ # 

Label the slice, this will make it easier to mount the root filesystem.

root@snuffel:~ # tunefs -L freebsd /dev/da0a

Install FreeBSD

Download

Download the kernel and the base tarball.

[staf@snuffel ~/Downloads/freebsd/i386]$ wget https://download.freebsd.org/ftp/releases/i386/i386/12.2-RELEASE/kernel.txz
--2020-11-11 17:57:11--  https://download.freebsd.org/ftp/releases/i386/i386/12.2-RELEASE/kernel.txz
Resolving download.freebsd.org (download.freebsd.org)... 139.178.72.202, 139.178.72.202, 213.138.116.78, ...
Connecting to download.freebsd.org (download.freebsd.org)|139.178.72.202|:443... connected.
HTTP request sent, awaiting response... 200 OK
Length: 36979076 (35M) [application/octet-stream]
Saving to: 'kernel.txz'

kernel.txz                     100%[===================================================>]  35.27M  2.00MB/s    in 15s     

2020-11-11 17:57:27 (2.31 MB/s) - 'kernel.txz' saved [36979076/36979076]

[staf@snuffel ~/Downloads/freebsd/i386]$ wget https://download.freebsd.org/ftp/releases/i386/i386/12.2-RELEASE/base.txz
--2020-11-11 17:57:56--  https://download.freebsd.org/ftp/releases/i386/i386/12.2-RELEASE/base.txz
Resolving download.freebsd.org (download.freebsd.org)... 213.138.116.78, 139.178.72.202, 139.178.72.202, ...
Connecting to download.freebsd.org (download.freebsd.org)|213.138.116.78|:443... connected.
HTTP request sent, awaiting response... 200 OK
Length: 170520220 (163M) [application/octet-stream]
Saving to: 'base.txz'

base.txz                       100%[===================================================>] 162.62M  1.95MB/s    in 97s     

2020-11-11 17:59:34 (1.67 MB/s) - 'base.txz' saved [170520220/170520220]

[staf@snuffel ~/Downloads/freebsd/i386]$ ls -ltr
total 202789
-rw-r--r--  1 staf  staf   36979076 Oct 23 09:39 kernel.txz
-rw-r--r--  1 staf  staf  170520220 Oct 23 09:39 base.txz
[staf@snuffel ~/Downloads/freebsd/i386]$ 

Extract

Extract the kernel to /mnt.

root@snuffel:/mnt # tar -xzpvf /home/staf/Downloads/freebsd/i386/kernel.txz -C /mnt

Extract the base.

root@snuffel:/mnt # tar -xzpvf /home/staf/Downloads/freebsd/i386/base.txz -C /mnt

Sync…

root@snuffel:~ # sync
root@snuffel:~ # 

Chroot

Chroot into /mnt.

root@snuffel:/mnt # uname -a
FreeBSD snuffel 12.2-RELEASE FreeBSD 12.2-RELEASE r366954 GENERIC  amd64
root@snuffel:/mnt # chroot /mnt
root@snuffel:/ # uname -a
FreeBSD snuffel 12.2-RELEASE FreeBSD 12.2-RELEASE r366954 GENERIC  i386
root@snuffel:/ # 

Set the root password.

root@snuffel:/ # passwd root
Changing local password for root
New Password:
Retype New Password:

Add a user to the system, make sure to add the user to the wheel group, you'll not be able to become root on BSD unless the user is in the wheel group.

root@snuffel:/ # adduser
Username: staf
Full name: 
Uid (Leave empty for default): 
Login group [staf]: 
Login group is staf. Invite staf into other groups? []: wheel
Login class [default]: 
Shell (sh csh tcsh nologin) [sh]: 
Home directory [/home/staf]: 
Home directory permissions (Leave empty for default): 
Use password-based authentication? [yes]: 
Use an empty password? (yes/no) [no]: 
Use a random password? (yes/no) [no]: 
Enter password: 
Enter password again: 
Lock out the account after creation? [no]: 
Username   : staf
Password   : *****
Full Name  : 
Uid        : 1001
Class      : 
Groups     : staf wheel
Home       : /home/staf
Home Mode  : 
Shell      : /bin/sh
Locked     : no
OK? (yes/no): yes
adduser: INFO: Successfully added (staf) to the user database.
Add another user? (yes/no): no
Goodbye!
root@snuffel:/ # 

Create fstab with the root filesystem, the root filesystem is mounted with the label that we created before.

# Device                Mountpoint      FStype  Options         Dump    Pass#
/dev/ufs/freebsd       /               ufs     rw              1       1
root@snuffel:/etc # 

Set the console out to the serial port.

root@snuffel:/ # echo 'console="comconsole"' >> /boot/loader.conf
root@snuffel:/ # 

Umount the cf card.

root@snuffel:/ # sync
root@snuffel:/ # exit
root@snuffel:/mnt # 
root@snuffel:~ # umount /mnt
root@snuffel:~ # 

First boot

Put the cf card into the Alix system.

Connect to the serial port with the cu command.

[staf@snuffel /usr/home/staf]$ sudo cu -l /dev/ttyU0

Power the Alix system, and enjoy the boot screen.

\  ______               ____   _____ _____  
  |  ____|             |  _ \ / ____|  __ \ 
  | |___ _ __ ___  ___ | |_) | (___ | |  | |
  |  ___| '__/ _ \/ _ \|  _ < \___ \| |  | |
  | |   | | |  __/  __/| |_) |____) | |__| |
  | |   | | |    |    ||     |      |      |
  |_|   |_|  \___|\___||____/|_____/|_____/ 
                                                 ```                        `
 +-----------Welcome to FreeBSD------------+    s` `.....---.......--.```   -/
 |                                         |    +o   .--`         /y:`      +.
 |  1. Boot Multi user [Enter]             |     yo`:.            :o      `+-
 |  2. Boot Single user                    |      y/               -/`   -o/
 |  3. Escape to loader prompt             |     .-                  ::/sy+:.
 |  4. Reboot                              |     /                     `--  /
 |  5. Cons: Video                         |    `:                          :`
 |                                         |    `:                          :`
 |  Options:                               |     /                          /
 |  6. Kernel: default/kernel (1 of 1)     |     .-                        -.
 |  7. Boot Options                        |      --                      -.
 |                                         |       `:`                  `:`
 |                                         |         .--             `--.
 +-----------------------------------------+            .---.....----.
   Autoboot in 0 seconds, hit [Enter] to boot or any other key to stop  

Have fun!

Links

15 Nov 2020 5:52am GMT

13 Nov 2020

feedPlanet Grep

Frank Goossens: Gelezen: “Als alles is gezegd” van Anne Griffin

Ge kent die Vlaamse naturalistische romans uit vervlogen tijden? Wel, dit zou daar een moderne Ierse variant op kunnen zijn;

Rijke, norse oude boer zit aan een toog in een chique hotel en kijkt -al drinkend- terug op zijn leven en de mensen die er niet meer zijn.

Vrolijk is "Als alles is gezegd" misschien niet, maar het is een wel sterk verhaal over liefde en de onmogelijkheid om die te uiten.

Possibly related twitterless twaddle:

13 Nov 2020 12:27pm GMT

Xavier Mertens: [SANS ISC] Old Worm But New Obfuscation Technique

I published the following diary on isc.sans.edu: "Old Worm But New Obfuscation Technique":

Yesterday I found an interesting JavaSvript script delivered through a regular phishing campaign (SHA256:70c0b9d1c88f082bad6ae01fef653da6266d0693b24e08dcb04156a629dd6f81) and has a VT score of 17/61. The script obfuscation is simple but effective: the malicious code is decoded and passed to an eval() function to be executed… [Read more]

The post [SANS ISC] Old Worm But New Obfuscation Technique appeared first on /dev/random.

13 Nov 2020 11:20am GMT